Un premier match, une première victoire. Pour son entrée en lice dans la Can U17, la sélection tunisienne a dominé la Somalie (3-0). Un succès maîtrisé qui porte la marque de son sélectionneur, Mohamed Amine Naffati. A 43 ans, ce technicien ambitieux incarne un projet de formation où exigence, rigueur et progression collective sont au cœur du travail. Plus qu’un simple entraîneur, Naffati se veut un bâtisseur, façonnant les futurs cadres du football tunisien.
Pour ce dernier, l’objectif dépasse largement la simple victoire d’un soir. Ce premier succès doit être une base de travail, un point d’ancrage vers une montée en puissance progressive. «Il y a des choses à rectifier et c’est normal, c’est le premier match de la compétition», confie avec lucidité celui qui a fait ses classes au sein des équipes de jeunes tunisiennes, et qui sait mieux que quiconque que l’apprentissage est un processus continu.

Dans ses discours, une constante revient : la progression individuelle au service du collectif. «On n’a qu’à travailler, il n’y a que le travail qui paye», répète-t-il avec insistance. Pour lui, la formation ne se limite pas au terrain. Elle englobe aussi l’apprentissage mental, la gestion des émotions et la capacité à répondre présent sous pression.

Loin d’être un simple motivateur, Naffati est aussi un fin tacticien. Son approche repose sur un travail méticuleux, où l’analyse vidéo occupe une place centrale.
Un pragmatisme qui se reflète dans la discipline tactique de son équipe, toujours bien en place défensivement et capable d’exploiter rapidement la moindre faille adverse.

Le prochain défi s’annonce bien plus corsé : la Tunisie affrontera le Sénégal, le champion d’Afrique en titre. «C’est normal, le Sénégal est une grande Nation africaine, tout comme la Tunisie. On va entamer le match à 50-50. C’est un match de football et j’espère qu’on aura les trois points à la fin», déclare-t-il avec détermination.